COMMUNIQUÉ DE PRESSE

L’ÉPOPÉE TOUR EIFFEL

Exposition jusqu’au 31 décembre 2009

Regard, objet, symbole, la Tour est tout ce que l’homme met en elle, et ce tout est infini. Spectacle regardé et regardant, édifice inutile et irremplaçable, monde familier et symbole héroïque, témoin d’un siècle et monument toujours neuf, objet inimitable et sans cesse reproduit, elle est le signe pur, ouvert à tous les temps, à toutes les images et à tous les sens, la métaphore sans frein ; à travers la Tour, les hommes exercent cette grande fonction de l’imaginaire, qui est leur liberté ; puisque aucune histoire, si sombre soit-elle, n’a jamais pu la leur enlever. »

Roland Barthes

La Tour Eiffel est ouverte 7 jours sur 7,

de 9h30 à 23h45 et de 9h à 0h45 du 12 juin au 29 août

Accès aux 1er et 2ème étages :

Ascenseur : Adultes : 8 €
Jeunes 12 à 24 ans : 6,40 €
Enfants -12 ans : 4 €
Escalier : Adultes : 4,50 €
Jeunes 12 à 24 ans : 3,50 €
Enfants -12 ans : 3 €

L’ÉPOPÉE TOUR EIFFEL

Une vaste exposition déclinée en 8 thèmes pour découvrir et faire revivre 120 ans de la vie du monument symbole de Paris et de la France dans le monde.

DES STRUCTURES, DES PONTS, UNE TOUR

Escalier SUD

Gustave Eiffel ingénieur et entrepreneur de la construction en fer : ses oeuvres références, qui mènent à la conception de la Tour, les premières esquisses et le projet de la Tour de trois cents mètres.

Eiffel obtient son diplôme d’ingénieur en 1855. Il commence sa carrière par la direction du chantier du pont ferroviaire de Bordeaux avant de créer son entreprise à l’âge de 32 ans. Il ne tarde pas à s’affirmer comme un constructeur de charpentes métalliques de tout premier plan. Avec les viaducs sur le Douro à Porto et de Garabit, il confirme sa capacité à réaliser de grands ponts, qui vont inspirer la conception de la tour Eiffel. Parmi les oeuvres remarquables des années 1880 se distingue la structure de la statue de la Liberté, offerte par les républicains français à l’Amérique. Puis c’est la Tour de 300 mètres. Du schéma de pylône dressé en 1884 par les ingénieurs Koechlin et Nouguier, la Tour devient monument sous la patte de l’architecte Sauvestre, avant d’être simplifiée dans sa forme définitive. Avant même le début des travaux, elle porte déjà le nom d’Eiffel. Retiré des affaires en 1893, Eiffel se consacre désormais à des expériences scientifiques, notamment à l’aérodynamisme, et à sa famille.

LA TOUR EN CHANTIER

1er étage galerie extérieure

Un chantier incroyable au coeur de Paris : le « film » de la construction, illustré par des photos et des gravures de l’époque. Les grands chantiers des trente dernières années.

Pour construire la Tour, Eiffel a réuni une équipe expérimentée d’ingénieurs, dessinateurs, charpentiers et ouvriers. Les pièces sont dessinées et fabriquées dans son usine de Levallois-Perret, à côté de Paris. La Tour est conçue en plusieurs étapes : des plans d’ensemble qui permettent d’effectuer les calculs nécessaires puis des plans de détail pour chaque pièce. Outre les difficultés techniques, Eiffel doit aussi affronter les protestations qui fusent dès le début du chantier. Début 1887 on commence les fondations sur lesquelles vont s’élever les 16 arêtes de fer. Les 4 piliers sont simultanément amorcés sans échafaudages à l’aide de petites grues à vapeur. La construction de la partie métallique ne prendra que 21 mois. Le 31 mars 1889, le drapeau tricolore peut enfin être hissé au sommet de la Tour. Près de cent ans après sa construction, la Tour a subi une véritable cure de jouvence, jusqu’à un nouvel éclairage inauguré le 31 décembre 1985 et au nouveau restaurant inauguré au premier étage en 2009. Pour la protéger de la corrosion, la Tour est en moyenne repeinte tous les 7 ans. La 19e campagne de peinture s’étale de mars 2009 à fin 2010.

LA TOUR MULTIPLIEE

1er étage Pavillon Ferrié

Présentés dans un véritable cabinet de curiosité, modèles réduits, bibelots, souvenirs, breloques, plus de 300 reproductions de toutes sortes qui ont fait de la Tour l’un des objets les populaires du monde.

Objet unique et singulier, la Tour n’en a pas moins été multipliée à l’infini, reproduite à des milliers d’exemplaires sous de multiples formes : médailles, modèles réduits, jouets, ciseaux, canifs, pèse-lettres, coupe-papier, boîtes, boutons, cuillères, dessous de plats, ronds de serviette, moulins à poivre, bougeoirs, baromètres, assiettes, verres, bouteilles, coupes, pieds de lampe, encriers, horloges, foulards, robes, chaussures, sac à main… Car tenir la Tour au creux de sa main, c’est apprivoiser cet impressionnant colosse, s’en faire une amie qui peut vous accompagner jusque chez vous. Une sélection d’objets anciens et contemporains illustre cette déclinaison de la Tour sous de multiples facettes.

LA TOUR EN FETE

1er étage coursive centrale

L’inauguration de la Tour pour l’Exposition universelle de 1889, la Tour au milieu des bâtiments de l’exposition, sa présence au coeur des autres expositions universelles ou internationales parisiennes (1900, 1925, 1937…), les feux d’artifice, les éclairages et les illuminations…

Monument phare de l’Exposition universelle de 1889, la tour Eiffel est conçue dès ses débuts comme une tour de prestige. Plus haute tour alors jamais construite, elle en sera l’attraction la plus spectaculaire. Elle restera par la suite un point fort des grandes expositions parisiennes : 1900, celle des Arts décoratifs de 1925, celle des Arts et techniques dans la vie moderne de 1937.

Inauguré le 31 décembre 1985, le nouvel éclairage de la Tour l’illumine de l’intérieur. Puis son centenaire en 1989 est le prétexte à une fête grandiose accompagnée d’un spectaculaire feu d’artifice. Depuis 2003 la Tour s’habille d’une robe scintillante composée de 20 000 flashes qui se déclenchent pendant quelques minutes au passage de chaque heure, en se parant à l’occasion de couleurs, rouge pour la Chine, bleue pour l’Europe.

LA TOUR ET LES ARTISTES

1er étage Pavillon Ferrié, étage d’exposition

La Tour comme source d’inspiration pour plusieurs générations d’artistes, qui l’ont rêvée à travers dessins, gravures, peintures, photographies. Et un focus particulier sur les illustrateurs d’affiches de cinéma.

Dès sa construction la tour Eiffel a été source d’inspiration pour les artistes, qu’ils soient anonymes ou célèbres. Illustrateurs, peintres, photographes se sont saisis de cette sculpture géante pour en faire le sujet de leurs oeuvres. Ainsi transfigurée par le regard des artistes, la tour Eiffel nous apparaît plus grande encore, symbole de modernité, image emblématique de Paris, qui se prête à toutes les métamorphoses, à toutes les interprétations.

LA TOUR STAR DU CINEMA

1er étage espace tente

Nombreux sont les films qui mettent en scène la Tour, lieu photogénique par excellence. Présentation sous une grande tente transformée en salle de projection d’un montage d’extraits de films de fiction où apparaît la tour de l’origine à nos jours.

De Zazie dans le métro à James Bond, de Paris qui dort à Superman, la tour Eiffel est la star de nombreux films de fiction. Qu’elle apparaisse fugitivement ou qu’elle soit le lieu d’exploits insensés ou de découvertes poétiques, elle joue son rôle à la perfection. Elle se donne à voir dans des dizaines de films, où l’action investit ses moindres recoins, de ses machineries souterraines à son sommet. Vertiges et surprises garanties dans le programme de morceaux choisis présenté dans l’exposition !

LES ENFANTS DE LA TOUR

Escalier EST du 1er au RDC

La Tour imitée dans divers lieux dans le monde ; les grandes tours du 20e siècle, les tours contemporaines ; les projets en cours.

Au moment même de la conception de la tour Eiffel fleurissent déjà des projets rivaux. La forme caractéristique de la tour Eiffel, incurvée pour mieux résister au vent, inspire de nombreuses tours dans le monde. Le développement conjoint des structures métalliques et de l’ascenseur incite ensuite les constructeurs à se lancer à l’assaut du ciel. New York puis Chicago rivalisent dans les hauteurs dépassées aujourd’hui par leurs consoeurs asiatiques et moyen-orientales. La tour Eiffel est pourtant longtemps restée le plus haut monument du monde, dépassant de loin les pyramides d’Egypte et les flèches des cathédrales mais les grandes tours d’aujourd’hui la dépassent largement. Si elle paraît petite à côté de ses descendants elle reste toujours un monument unique, une référence inégalée.

LA TOUR EN CHIFFRES

Escalier EST du 1er au 2ème étage

La carte d’identité du monument en chiffres clés 1665 marches ; 324 mètres ; 10 100 tonnes ; 2 500 000 rivets ;60 000 kilos de peinture ; 336 projecteurs ; 20 000 ampoules scintillantes ; 120 antennes ; 620 personnes travaillent sur la Tour ; 7 millions de visiteurs par an, 236 445 812 visiteurs depuis son ouverture.

« Véritable icône du progrès, de la modernité mais aussi de Paris, la tour Eiffel fête déjà ses 120 ans, après avoir connu dès son inauguration en 1889 un énorme succès populaire. Ses dimensions, son aspect grandiose, jamais vu, symbolisaient l’apothéose de la technique dans le monde moderne. Il faut donc d’abord la regarder comme ses contemporains l’ont découverte : une colossale construction à la mesure des défis que s’était lancé le 19e siècle, propre à exalter de façon spectaculaire et universelle l’idée de progrès matériel, et par conséquent, celle de progrès social Si la Tour est bien l’enfant d’un siècle et de son génie constructif, elle exerce toujours sa séduction festive, où l’on vient chercher vertiges et surprises, coups d’oeil panoramiques et sensations inédites. Son caractère abstrait, inutile, la pureté de son dessin, le graphisme de sa structure, en ont fait le support privilégié d’une vision contemporaine de l’espace construit. Au-delà de la ville qui en est le support et dont elle est devenue le symbole paradoxal, sa singularité et sa notoriété mondiale la désignent désormais comme un point de rencontre et une construction de référence pour les habitants de la planète. Les tours ont toujours fasciné les hommes, mais la Tour incarne par sa modernité toujours actuelle un certain regard vers le futur pour l’humanité toute entière. »

Bertrand Lemoine

Carat Culture

Conception et orchestration de l’exposition

Filiale du groupe Aegis Média, 5ème groupe mondial de communication, Carat Culture est créé en 2001. Agence de conseil et d’ingénierie culturelle, elle initie et accompagne les événements culturels, du conseil aux marques au partenariat, en passant par l’expertise dans le domaine de l’ingénierie de projets. Carat Culture s’est ainsi fait connaitre et apprécier dans le monde des grandes expositions, avec notamment : Photoquai (2007 et 2009), Estuaire (2007) , Les Etés culturels de Saint- Tropez (2007), Les Trésors engloutis d’Egypte au Grand Palais en 2007 (plus de 740 000 visiteurs) ainsi qu’à Madrid en 2008, Dans la nuit des Images, décembre 2008 … Par ailleurs, Carat Culture développe actuellement le projet d’urbanisme Seine Arche avec la Ville de Nanterre. Carat Culture imagine également, dans le cadre de la politique de soutien du financement privé de la culture, des rapprochements entre évènements culturels, marques et mécénat, notamment dans le domaine du cinéma. Carat Culture a conçu l’ensemble de l’exposition L’épopée tour Eiffel et sa mise en valeur sur le thème de l’interactivité du spectateur. L’orchestration générale met en valeur le patrimoine historique de la Tour à travers photos et oeuvres d’art, objets insolites, films d’archives et de fiction, panneaux d’exposition et leurs incrustations interactives, avec un vrai parti pris graphique, donnant ainsi à partager non seulement les atours mais aussi un peu de l’âme de la Dame de fer

Bertrand Lemoine

Commissaire scientifique de l’exposition

Bertrand Lemoine est architecte et ingénieur, directeur de recherche au CNRS et spécialiste de l’histoire de l’architecture et de la construction aux 19e et 20e siècles, en particulier sur l’histoire du fer et de l’acier, et auteur de plusieurs ouvrages sur la tour Eiffel. Il a été le commissaire de nombreuses expositions et a publié de nombreux articles et une quarantaine d’ouvrages sur l’histoire et l’actualité de l’architecture sur Paris, en particulier Gustave Eiffel (Hazan, 1984), L’architecture du fer (Champ Vallon, 1986), La Tour de Monsieur Eiffel (Gallimard, 1989), La fantastique histoire de la tour Eiffel (Ouest-France, 1998), La Tour Eiffel (Mengès, 2004), La Tour de trois cents mètres (Taschen, 2006). Il est par ailleurs directeur de l’Ecole nationale supérieure d’architecture de Paris La Villette et de la revue Architecture ACIER Construction.

Agence NC – Nathalie Crinière

Scénographie de l’exposition

L’agence Nathalie Crinière travaille pour de grandes institutions culturelles tout en développant une relation avec des clients privés. Son domaine dÅactivité concerne essentiellement la scénographie et la muséographie mais aussi lÅarchitecture intérieure en France et à lÅétranger. En scénographie, à son actif, la collection Yves Saint Laurent et Pierre Bergé pour Christie’s à la nef du Grand Palais, le réaménagement de la Cité des enfants pour les 5/12 ans à la Cité des sciences et de lÅindustrie de la Villette, Dennis Hooper – le nouvel Hollywood à la Cinémathèque française, Grace Kelly à l’Hôtel de Ville de Paris puis à la Fondation Ekaterina à Moscou. Dernièrement elle a remporté le concours du Louvre à Abou Dhabi : aménagement des espaces intérieurs des collections permanentes.